Charlotte PERRIAND (1903-1999) - Lot 249

Lot 249
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Estimation :
6000 - 8000 EUR
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Charlotte PERRIAND (1903-1999) - Lot 249
Charlotte PERRIAND (1903-1999) Fauteuil modèle n°21, circa 1960, en frêne à dossier incliné et assise paillée, disposés sur quatre pieds de type obus, joints par des doubles barreaux d’attaches profilés et accotoirs détachés à tête de manchette légèrement galbée. H. : 78.5 cm. - L. : 54.5 cm. - P. : 64.5 cm. (Usures, décolorations, frottements, rayures) Bibliographie : - Jacques Barsac, Charlotte Perriand, un art d’habiter, Edition Norma, 2005, modèle similaire reproduit p. 275. - Marie Laure Jousset, Catalogue d’exposition Charlotte Perriand, Edition Centre Georges Pompidou, 2005, modèle similaire reproduit p. 109. - Jacques Barsac, Charlotte Perriand l’œuvre complète volume 2 1940-1945, Edition Norma, 2015, modèle similaire reproduit p. 171. - Jacques Barsac, Charlotte Perriand et le Japon, Edition Norma 2008, modèle similaire reproduit p. 189. « Architecte, urbaniste, designer, photographe, directrice artistique, scénographe, propagandiste de l’art pour tous… Je ne me définis pas, ce serait une limitation », déclarait Charlotte Perriand. La simplicité des formes et l’honnêteté des matériaux ont toujours guidé son travail. Le fauteuil n°21 que nous présentons dans cette vacation en est une parfaite illustration. Réalisé selon un savoir-faire artisanal, ce modèle associe avec justesse le bois et la paille. Conçu en 1935 par Charlotte Perriand, il fut ensuite édité par plusieurs maisons, dont l’Équipement de la Maison, BCB, Steph Simon et Sentou. Notre exemplaire, datant des années 1960-1965, provient de l’aménagement d’un hôtel en Savoie. Réalisé en frêne, il présente une assise et un dossier garnis de paille. Ses pieds en forme d’obus sont reliés par des doubles barreaux profilés qui renforcent l’équilibre de la structure. Les accotoirs, délicatement arrondis, invitent naturellement au toucher et traduisent l’attention portée par la créatrice à la relation sensorielle avec le matériau. Charlotte Perriand rappelait d’ailleurs avec poésie : « Ça se caresse, le bois ; c’est doux comme les cuisses d’une femme. » Cette sensibilité à la matière, associée à une recherche constante de simplicité et de confort, confère à ce fauteuil toute son intemporalité.
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