Table de salon en placage et marqueterie d’amarante, loupe d - Lot 360

Lot 360
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Estimation :
1200 - 1500 EUR
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Table de salon en placage et marqueterie d’amarante, loupe d - Lot 360
Table de salon en placage et marqueterie d’amarante, loupe de noyer, sycomore, frêne, prunier. Pieds cambrés, disposés dans le prolongement des montants légèrement galbées. Elle ouvre en façade par deux tiroirs, une tirette, un tiroir latéral présentant des cases pouvant accueillir un nécessaire à écrire. Plateau très richement marqueté à décor, sur fond de croisillons de bouquets de fleurs et papillon dans une réserve. Estampille sur le tiroir « Hache Fils à Grenoble », Jean-François Hache dit l'aîné. Epoque vers 1760 – 1770. H. 70 cm – L. 47 cm -P. 32 cm (Petits accidents, petits replacage et restaurations). Né en 1730 à Grenoble, Jean-François Hache grandit, entouré d'un père et d'un grand-père déjà reconnus comme de grands ébénistes. Mais contrairement à une simple continuité, il va transformer cet héritage en quelque chose de bien plus grand. Ce qui le distingue d'abord, c'est sa curiosité. En 1756, il fait le voyage à Paris — une démarche qui ressemble presque à un pèlerinage professionnel — pour s'imprégner des styles et des techniques de la capitale. Il côtoie peut-être Oeben, l'ébéniste attitré de Louis XV lui-même. De retour à Grenoble, il ne copie pas : il s'approprie, il adapte, il innove. Son génie réside dans sa marqueterie. Là où d'autres utilisaient des bois exotiques importés à grands frais, lui mise sur les ressources de son territoire : les loupes et racines des arbres des Alpes, ces nœuds du bois aux veines tourmentées et uniques. Il les teinte parfois de couleurs vives, crée des effets de mosaïque, des compositions florales d'une finesse stupéfiante. Chaque meuble est un tableau. Il a aussi un vrai sens des affaires. Il développe les ateliers de son père place Claveyson, diversifie sa production, vend des accessoires de décoration, Jean-François Hache devient l’ébéniste officiel du duc d’Orléans. Et pourtant, ses meubles restent ancrés dans une certaine sobriété alpine, loin de l'exubérance parfois excessive du rococo parisien. Il se retire en 1788, juste avant la Révolution, laissant l'atelier à son frère. Il meurt en 1796.
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