Colonel Aubert 1813-1888. - Lot 44

Lot 44
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Estimation :
1500 - 2000 EUR
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Colonel Aubert 1813-1888. - Lot 44
Colonel Aubert 1813-1888. Carabine Vetterli modèle 1871. Système à répétition en calibre 10,5 mm. Magasin tubulaire et chargement par la portière du boitier. Crosse en deux parties quadrillée au fut. Comporte une plaque en argent nominative. Manque la baguette, complet de sa bretelle en cuir. Usures d'usage, bonne mécanique. Arme de catégorie D. On joint : Théodore Aubert, «Les papiers du colonel Aubert, 1813-1888», Genève Alex Jullien, 1953. (usures) Jean-Louis Aubert, diplômé en sciences mathématiques en 1837 à Genève, débute comme enseignant tout en fréquentant les milieux libéraux modérés. Il entre rapidement dans la milice cantonale puis à l’École militaire de Thoune, où il devient instructeur grâce au soutien du futur général Dufour. Sa carrière militaire est interrompue après la révolution radicale genevoise de 1846, à laquelle il participe du côté gouvernemental avant de démissionner. Réintégré en 1854 dans l’état-major fédéral, il connaît ensuite son « âge d’or » militaire. Inspecteur du Génie, il dirige la construction de routes alpines stratégiques comme l’Axenstrasse, la Furka et l’Oberalp, et organise en 1861 les premières manœuvres alpines de l’armée suisse. Pendant la mobilisation de 1870-1871, il commande la 3e division avant d’être promu divisionnaire en 1875. Il quitte l’armée en 1876. Parallèlement, Aubert mène une importante carrière civile. Passionné par les chemins de fer, il dirige la Compagnie ferroviaire de l’Ouest-Suisse, à l’origine notamment de la ligne Morges-Lausanne-Yverdon. Il participe aussi à la fondation de La Genevoise Assurances, qu’il préside jusqu’à sa mort en 1888. Son nom apparaît également dans l’histoire européenne du XIXe siècle : après la Révolution française de février 1848, la famille royale d’Orléans s’exile en Angleterre auprès de la reine Victoria et s’installe à Orleans House, près de Twickenham. Le jeune Louis d’Orléans, futur prince de Condé, poursuit une partie de ses études en Suisse, au collège de Lausanne, tout en logeant à Renan chez le colonel Louis Aubert, républicain suisse.
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