François-Félix RAYNARDI (1758-1832)

Lot 209
300 - 400 EUR
Résultat: 250 EUR

François-Félix RAYNARDI (1758-1832)

Sarde au service de la République française, baron d'Empire puis général. 3 L.A.S. et 3 L.A., juillet-décembre 1800, à sa fille Henriette Raynardi, à Turin ; 14 pages in-4, la plupart avec adresse. Belles lettres sur Bonaparte. Paris 21 messidor VIII (10 juillet). Maintenant que Turin est occupé par les troupes françaises il espère pouvoir emmener ses enfants à Nice. « Mais tout se fait si lentement dans un païs si vaste »... 9 thermidor (28 juillet) : « On nous assure la paix, tout le fait croire, cependant le sage Buonaparte prend des mesures vigoureuses et incalculables pour ne pas se laisser attrapper. On a la plus grande confience avec raison en lui »... 30 fructidor (17 septembre). « Le général Massena m'a fait une superbe attestation. J'ai été deux jours de suite chez le pr Consul je lui ai parlé longuement et particulierement, il m'a reçu parfaittement et m'a bien contenté pour tout ce qu'il m'a dit. Il fait tout ce qu'il peut pour avoir la paix voulant le bonheur de l'Europe mais si on ne l'accepte pas, je crois les ennemis de la France perdus, il prend les mesures les plus vigoureuses, il est estimé aimé, et plus respecté et bien craint, il faut voir quelle discipline persone n'ause cracher ni bouger devant lui. C'est vraiment un genie surprenant, et tant que cet home vivra la France sera sauvée »... 4e complémentaire (21 septembre). Tout se prépare pour la grande fête du premier de l'an IX : « Mais cette paix est bien difficile a venir »... Châlons-sur-Marne 5 frimaire IX (26 novembre). Il est en marche depuis 6 jours pour se rendre à l'Armée du Rhin : « je ne serai à Strasbourg que dans 12 jours, de là à Munic ou se trouve le quartier général il ÿ a encore bien loin, le général Morau m'a devencé [...], j'ai une excelente voiture qu'étoit jadis à madame Buonaparte, par consequent nous ne sentons pas le froid »... Nancy 1er décembre. Il parle avec admiration des beautés de la ville de Nancy, qu'il quitte pour Lunéville : « le chemin à eté si bien arrangé à cause du congrès, que c'est plustot une promenade » ; le comte de Cobentzl (plénipotentiaire impérial) est « aimé fêté et estimé de tout le monde, on assure depuis hier du moins la gazete de Strasbourg que l'armistice a été prolongé jusqu'au mois de mars, et que pour cela l'empereur donne Mantoue et une autre place »...
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