Louis-Antoine Fauvelet de BOURRIENNE (1769-1834) secrétaire intime de Bonaparte, ambassadeur.

Lot 42
400 - 500 EUR
Résultat: 650 EUR

Louis-Antoine Fauvelet de BOURRIENNE (1769-1834) secrétaire intime de Bonaparte, ambassadeur.

L.A.S., 8 prairial XII (28 mai 1804), à un Prince [Louis Bonaparte, connétable de l'Empire] ; 3 pages et demie in-4 (qqs infimes trous de ver). Longue lettre pour essayer de revenir en grâce auprès de Napoléon, récemment devenu Empereur. ... « Dès mon enfance je fus le compagnon, l'ami de l'homme extraordinaire qu'il n'est plus aujourd'hui permis que d'admirer. Dans un âge plus avancé je liai mon sort au sien [...] Vous m'avez vu à Milan, à Passeriano, toujours laborieux, discret fidèle et dévoué. De retour à Paris, sous les ordres du général Bonaparte je travaillai avec une incroyable activité, à l'expédition d'Egypte. L'expédition a lieu ; je pars sans balancer. Vous m'avez vu en Egypte. Toujours infatigable au travail, toujours content de mon sort, puisque j'étais auprès du héros, résistant, j'ose le dire, avec courage aux attaques du climat [...] En Egypte, comme en Syrie, après un travail long et pénible je trouvais du délassement à lire, le soir, la vie des grands hommes, que celui pour qui je lisais, a laissés si loin derrière lui. Revenu en France, le 18 Brumaire m'a vu partager à St Cloud, toutes les chances de la fortune et je ne suis revenu à Paris avec le Premier Consul que lorsque son triomphe était complet. Depuis cette époque, vous m'avez vu pendant 3 années, dévoué, laborieux, discret, zélé ; vous m'avez vu servir le Premier Consul et toute sa famille avec un véritable attachement et avec le plus grand désintéressement. [...] Une disgrace, d'après tous ces faits, suppose un grand crime ? et cependant mon coeur est pur !! Je n'ai rien à me reprocher ! Car enfin, il n'est plus, je l'espère, question de ces millions envoyés à Leipzig de ces millions que j'avais en Belgique de cette terre de Mr de Champlâtreux, acquise par moi et payée comptant, selon le dire du Préfet de l'Oise. [...] Aujourd'hui, mon Prince, que le général Bonaparte est Empereur des français, aujourd'hui que vous et votre famille êtes appelé au gouvernement suprême, je dois reparaître sur la scène d'une manière conforme à mes services et qui réponde à la confiance dont a daigné m'honorer pendant cinq ans le premier homme du siècle »... Pour lui rendre « l'honneur et la vie », l'Empereur pourrait le remettre sur la liste du Conseil d'État, le nommer ministre plénipotentiaire au Portugal, ou créer une place de secrétaire du Cabinet...
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