Lot 158
1 500 - 2 000 €

MARTINIQUE.

2 P.S. par le général Jean-Marie de Villaret-Joyeuse (1757-1847) et d'autres officiers français ou britanniques, Fort Desaix 23-24 février 1809 ; 3 et 8 pages in-fol. Capitulation du Fort Desaix. 23 février. Procès-verbal de l'état de la place, d'après les rapports de généraux et officiers réunis chez le capitaine général, d'où il ressort qu'« il est impossible qu'elle puisse tenir plus longtems contre les forces puissantes de l'ennemi, qui la pressent de toute part ; que le grand magasin à poudre a déjà été fortement dégradé [...] ; que l'épuisement de la garnison ne permet qu'une faible résistance [...] ; que le nombre des malades et des blessés est tellement considérable qu'il devient impossible de les loger [...] ; que le feu terrible et continuel de bombes, obus, carcasses et boulets dirigés sur la place, y rend les moindres mouvemens très difficiles », etc. Ont signé : le général de brigade directeur d'artillerie Jean-Marie de Villaret-Joyeuse, son frère le vice-amiral Louis-Thomas de Villaret-Joyeuse, capitaine général de la Martinique, le général d'Houdetot, commandant les troupes, le lieutenant Richard, commandant du génie, Tascher de la Pagerie et 11 autres officiers : Cochery, Pinguet, Tascher de Lapagerie, etc. 24 février. Articles de la Capitulation rédigés en français, avec la réponse des Anglais en marge. « Le Fort Desaix sera remis aux troupes de S.M.B. aux conditions suivantes. Article 1er. La garnison du fort Desaix sortira pour être embarquée et conduite en France [...] avec tous les honneurs de la guerre : c'est-à-dire, tambours battans, aigles déployées, mèche allumée, ayant en tête 4 pièces de canons de bataille », etc. Réponse acceptant cette clause, avec une petite réserve quant aux armes, mais avec l'observation qu'à cause de la haute estime dans laquelle S.E. le Capitaine général est tenu par tous, lui-même et ses aides de camp seront envoyés en France sans restriction aucune... 18 des 19 articles qui suivent sont admis, avec quelques minimes restrictions ; les Anglais renoncent même aux ôtages pour garantir la capitulation ; seul l'article 14 prévoyant une exemption d'impots pour les habitants de la colonie pendant deux ans est refusé... Ont signé d'une part le général Jean-Marie de Villaret-Joyeuse, le colonel Montfort et le chef d'état-major Boyer ; du côté anglais, le lieutenant-général George Prevost, le major-général Frederick Maitland et le Commodore George Cockburn. Les articles ont été ensuite ratifiés par le gouverneur George Beckwith et l'amiral Alexander Cochrane.
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