Etude Rossini
décembre 2016
vendredi 09 décembre 2016 14:30
Salle Rossini, 7, rue Rossini 75009 Paris
jeudi 15 décembre 2016 14:30
Salle Rossini, 7, rue Rossini 75009 Paris
vendredi 16 décembre 2016 11:00
Salle Rossini, 7, rue Rossini 75009 Paris
mardi 20 décembre 2016 14:00
Salle Rossini, 7, rue Rossini 75009 Paris
Top des enchères
Top des enchères
Éléphant d'Asie<br/>Bronze à patine brune nuancée, fonte ancienne<br/>Sur la terrasse du côté gauche: BARYE Ht.: 13,8 cm; Lg.: 19,1 cm; Pr.: 6,9 cm (t.)<br/>BIBLIOGRAPHIE: M. Poletti et A. Richarme, Barye, catalogue raisonné des sculptures, Gallimard, 2000, modèle similaire décrit et reproduit sous le n°A117 p. 249.<br/>HISTORIQUE: Première édition vers 1857.
Adjugé 20 000 €
Antoine Louis BARYE

Éléphant d'Asie
Bronze à patine brune nuancée, fonte ancienne
Sur la terrasse du côté gauche...

Porquerolles, 1938<br/>Huile sur toile<br/>Signée en bas à droite, signée en bas à gauche<br/>65x81 cm<br/>PROVENANCE: Acquis directement à l'atelier de l'artiste en 1945.<br/>EXPOSITION: Albert Marquet, Galerie de la Présidence, mai-juin 1985, décrit et reproduit en couleurs sous le n°28 (il est indiqué au catalogue que le tableau sera reproduit dans le catalogue raisonné de l'artiste en préparation par la Fondation Wildenstein).<br/>Albert Marquet (1875-1947)<br/>Né à Bordeaux dans une famille modeste, Albert Marquet est un élève médiocre à l'école mais il dessine beaucoup et parsème ses cahiers de croquis. Il passe son temps libre à admirer la mer et les bateaux au port de Bordeaux et au bassin d'Arcachon. Sa mère Marguerite Marquet pressent des qualités artistiques chez son fils et souhaite encourager ce don en l'inscrivant, contre l'avis de son mari, à l'École Nationale des Arts Décoratifs dès 1890. Marquet y rencontre Manguin, Matisse, Camoin et a pour professeur Gustave Moreau. Il expose au Salon des Indépendants pour la première fois en 1901 et à la galerie Berthe Weill nouvellement ouverte, puis passe un contrat avec le marchand Eugène Druet qui sera très actif dans la diffusion de ces jeunes artistes. Il expose en 1905 au fameux Salon d'Automne des Fauves.<br/>Marquet voyage beaucoup en compagnie de ses amis peintres en Italie, en Espagne, au Maroc et surtout en Algérie, où il a rencontré sa femme. Il y séjourne tous les hivers dès 1925 et se lie avec Bouviolle et Launois. Ses motifs récurrents sont ceux des bords de Seine à Paris, du Sud de la France et de l'Algérie.<br/>La peinture d'Albert Marquet se caractérise par une attention portée avant tout sur la lumière et la couleur. Une lumière qui construit ses tableaux et simplifie les volumes, faisant ressortir de grandes lignes obliques qui viennent dynamiser le plan horizontal du ciel et de la mer. Cette constante dans les tableaux de Marquet est complétée par les subtiles alliances de verts, de bleus, de mauves et d'orangés qui rendent à merveille l'atmosphère des paysages méditerranéens.<br/>Nous retrouvons ces éléments dans notre composition représentant Porquerolles, où aux belles couleurs de la mer répondent les mauves et oranges de la côte à contrejour. La jetée à droite agit comme une entrée pour le spectateur tandis que les voiliers scandent un rythme serein sur cette étendue d'eau turquoise. La peinture d'Albert Marquet invite comme toujours à une contemplation paisible.<br/>Marquet et Porquerolles: “Nous y habitons une grande maison rose, dont le jardin prolongé par un bois de pins bordant la mer aboutit à la plage d'Argent. De la terrasse, complantée de palmiers pleins de cigales, nous pouvons surveiller les mouvements du port. Il y a ses pêcheurs, ses voiliers de plaisance et le courrier qui relie l'île au continent y fait figure de gros bateau. L'île embaume le thym, la lavande. Les cigales bruissent du lever du soleil à son coucher. Elles se taisent quand un nuage passe.”<br/>Marcelle Marquet, Marquet Voyages, La Bibliothèque des Arts, 1968, p.58
Adjugé 310 000 €
Albert MARQUET

Porquerolles, 1938
Huile sur toile
Signée en bas à droite, signée en bas à gauche
65x81 ...

Attribué à Giovanni Battista RUOPPOLO <br />(1629-1693)<br />Nature morte aux cédrats, oranges, asperges et artichauts<br />Cuivre<br />40 x 55 cm<br />En bas à gauche, la marque rouge LB (liés) et un  point rouge de la collection de l’Infant Don Luis de Borbon<br />Au revers du cuivre, monogramme AV (liés), divers n° : 68 et 2°<br />Manques.<br />Ce lot est présenté conjointement par Monsieur Dubois et le Cabinet Turquin<br /><br />Provenance : <br />Collection de l’Infant Don Luis de Borbón y Farnesio (1727-1785), numéroté 9 en bas à droite. Sa succession a lieu entre 1795 et 1797 ;<br />Par succession, sa veuve María Teresa de Vallabriga y Rozas (1759-1820), Casa de Coso à Saragosse. A sa mort, ses collections retournent au palacio de Boadilla del Monte près de Madrid ;<br />Par succession, sa fille María Teresa de Borbón y Vallabriga, comtesse de Chinchón (1780-1828), qui est  marié à Manuel Godoy (1767-1851) ;<br />Par succession, leur fille, Luisa Carlotta Manuela de Godoy y Borbón (1800-1886) ;<br />Par succession, son fils Adolfo Ruspoli (1822-1914) ;<br />Par succession, sa fille  María Teresa de la Annunciacion Ruspoli y Alvarez de Toledo (Madrid 1863-Paris 1958) ;<br />Par succession, son fils, Jacques Cognet de Chappuis de Maubou y Ruspoli ;<br />Resté dans la famille par descendance. <br /><br />Ce tableau porte le monogramme LB en rouge à gauche, marque de l’Infant Don Luis de Borbón, et des numéros d’inventaires à droite. Sa fabuleuse collection comprenait des séries entières d’objets de curiosité ou  exotiques, des sculptures, des tapisseries, une ménagerie ... Non seulement il possédait des dizaines d’œuvres d’artistes contemporains dont il était le mécène parmi lesquels Francisco de Goya1, Luis Paret y Alcázar, Lorenzo Tiepolo, mais en vrai amateur éclairé, il constitua l’ensemble de peintures anciennes le plus important réuni en Espagne au 18ème siècle. Celui-ci frappe tant par sa quantité (plus de 900 peintures), sa variété, que par la qualité (sélection encore affinée par Godoy, vrai connaisseur, lorsque sa femme en hérita). En 1740, à peine âgé de treize ans, Don Luis commença sa collection en achetant des tableaux à la succession de  la reine consort Marie-Anne de Neubourg (épouse de Charles II d’Espagne), puis il hérita une partie des collections de sa mère Isabel Farnese (épouse de Charles V) en 1766, qui comprenait un riche fonds de tableaux napolitains, de très beaux Giordano, Ribera, Francesco Vitale … Son expert était Raphaël-Anton Mengs. <br /><br />Plusieurs tableaux de cette collection sont aujourd’hui dans des collections publiques : au Prado, La Vierge Durán de Rogier van der Weyden, les trois natures mortes de Willem Claez Heda, mais aussi les saint Laurent et saint Etienne de Charles Mellin (Madrid, Palais royal et Escorial), la paire de Ports méditerranéens par Joseph Vernet (Madrid, Palais royal).  Au musée Boymans van Beuningen à Rotterdam, citons la Tour de Babel de Pieter Brueghel l’Ancien, au musée des Offices à Florence, des toiles de Greco et Goya, et au musée du Louvre, le Mendiant au tricorne de Francesco Sasso, acquis en 2005. Dans l’inventaire après décès de 1787, les portraits, les peintures d'histoire sont décrits avec le nom de leur auteur, les natures mortes nordiques aussi parfois (Jan Brueghel l’ancien, Heda, van Kessel), mais pas les autres. Plusieurs lots de natures mortes sont recensés, parfois sous un seul même numéro, sans être détaillés2, ce qui nous empêche d’identifier notre tableau. <br /><br />Par son contraste fort et son réalisme, celui-ci rappelle les œuvres caravagesques  et plus particulièrement celles de Bartolomeo Cavarozzi (ca. 1590-1625) qui utilise lui aussi des cadrages extrêmement serrés et une profusion de feuilles qui coiffent les fruits. On perçoit cependant nettement son caractère napolitain, à la fois par la présence de cédrats et d’orange qui poussaient en Sicile et en Campanie3, et surtout à cause du rapprochement stylistique avec les œuvres de Luca Forte (1610/15-1670) ou de son épigone, le maître S. B. (par exemple la Nature Morte aux fruits et au gâteau, qui comporte deux cédrats et une orange ; ancienne collection Silvano Lodi). Sur suggestion de Madame Claudia Salvi, nous proposons de le rendre à Giovanni Battista Ruoppolo jeune, au moment où il est marqué par Luca Forte. On pourra le comparer avec Fruits et légumes dans un paysage4 (collection particulière), vers 1650, où figurent des cédrats pommelés et des oranges lumineuses  identiques aux nôtres.<br />A cette époque, Giuseppe Ruoppolo (1630 ?-1710), son neveu selon l’historien De Dominici, est très proche stylistiquement de Giovanni Battista, comme l’atteste son chef-d’œuvre, la Nature morte avec agrumes et un seau de cuivre5 (Marano di Castenaso, collection Molinari Pradelli) ou la Nature Morte au cédrats et au pâté en croute6 (Naples, museo Duca di Martina), signée avec le nom et le prénom, deux toiles qui ont exactement la même thématique que notre tableau. Il n’est d’ailleurs pas exclu que les deux parents aient collaboré à un certain moment.	<br /><br />Le support de cuivre est rarement utilisé à Naples pour des natures mortes à cette date. Citons celles de Luca Forte (Nature morte aux grappes de raisins à Los Angeles, Getty Museum ;  Pommes et raisins7, anciennement Zurich, galerie Meissner), ou celles de Agostino Verrocchi (actif dans la première moitié du XVIIIème siècle), par exemple la Nature Morte de fruits et de fleurs sur un entablement en marbre8 (Naples, museo Duca di Martina) ou encore les trois autres cuivres de ce même Verrocchi publiés par Luigi Salerno en 1984 9. Abraham Brueghel l’a aussi parfois utilisé. On connaît aussi par les Ruoppolo des peintures sur bois10 et il en est signalé, dans les archives napolitaines, d’autres réalisés sur verre.<br />Dans la décennie 1650,  Giovanni-Battista  et Giuseppe Ruoppolo ont créé ponctuellement quelques natures mortes au naturalisme prononcé, encore empreintes d’influence caravagesque (on notera ici le rendu du marbre ou de l’écorce des cédrats), dont  Causa11 a signalé le caractère de «bodegón» espagnol à la Zurbarán (et comment ne pas y penser ici ?). Celle-ci en constitue un des rares exemples. Ensuite, ils se convertissent à la nature morte baroque, influencés par la venue d’Abraham Brueghel, où des rideaux de fruits, de cascades de raisins et de fleurs se déploient en taches multicolores.<br /><br />Nous remercions Claudia Salvi qui nous a suggéré l’attribution à Giovanni-Battista Ruoppolo. <br /><br />Bibliographie sur les collections de l’Infant Don Luis de Bourbon<br />Sophie Dominguez-Fuentes, thèse de doctorat : Les Collections de l’Infant Don Luis de Borbon y Farnesio, soutenue à l’université Paris 4 en 2002.<br />Carmen Garcia-Frias et Anne Reuter dans le catalogue de  l’exposition Goya y el infante Don Luis : el exilo y el reino, Madrid, Palacio real, octobre 2012-janvier 2013, pp. 195- 217.<br /><br />Bibliographie sur Giovanni Battista Ruoppolo<br />Federico Zeri (sous la direction de), La Natura morta in Italia, Electa Venezia, 1989, vol. 1, pp. 916-921.<br />Catalogue de l’exposition  l'Œil gourmand, parcours dans la nature morte napolitaine du XVIIIe siècle, Paris, galerie Canesso, septembre-octobre 2007, pp. 106-117.<br /><br />1. Citons de Goya, la Famille de l’infant Don Louis de Bourbon à la Fondation Magnani-Rocca près de Parme, ou le Portrait de María Teresa de Borbón y Vallabriga enfant (1783) à la National Gallery of Art de Washington.<br />2. Par exemple : lot 153 : cinquante-deux tableaux à sujets inconnus ; lot 159 et 165 : natures mortes (sur toile) ; lot 187 : quatre tableaux à sujets et dimensions inconnus ;  lot 203-206 : Dos fruteros, sans dimension, ni support précisé ; lot 249 : diverses peintures ; lot 269 : 2 toiles de fruits et de fleurs …<br />Nous n’avons pas été en mesure de consulter l’inventaire Quillet de 1808, les inventaires du palais de Boadilla (1826-1888), l’inventaire de la Fabrique de verre (1813-1814), les inventaires des comtes de Chinchon (1832-1847). <br />3. Et aussi en Espagne, mais ces régions appartenaient au même royaume et les échanges étaient courants.<br />4. Toile, 135 x 155 cm<br />5. Toile, 48,2 x 65 cm<br />6. Toile, 73 x 100 cm<br />7. Cuivre, 15,6 x 20,6 cm ; vente Sotheby’s, New York, 30 janvier 1998, lot n° 49.<br />8. Cuivre, voir Federico Zeri, 1989, op. cit., pp. 720 à 727.<br />9. Luigi Salerno, La natura morta italiana 1560-1805, Rome, 1984, p. 101. Ils sont reproduits aussi dans Federico Zeri, 1989, op. cit. pp. 724 et725 (dimensions non indiquées).<br />10. Par exemple le n° 31 de Giovanni-Battista Ruoppolo dans l’exposition de la galerie Canesso de 2007, citée en bibliographie.<br />11. Raffaelle Causa, La Natura morta a Napoli nel Sei e nel Settecento, Storia di Napoli, vol. V, Naples-Cava dei Tirreni, 1972, p. 1044, note 69.<br /><br /><br />
Adjugé 800 000 €
Attribué à Giovanni Battista RUOPPOLO (1629-1693)

Attribué à Giovanni Battista RUOPPOLO
(1629-1693)
Nature morte aux cédrats, oranges, aspe...

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